Les chiffres clés
• 70% de la surface de la Terre est recouverte d’eau, mais seulement 3% de cette eau est douce.
• L’humanité ne peut accéder facilement qu’à
0,3% de l’eau douce.
• 23 pays se partagent les 2/3 des
ressources mondiales en eau douce,
alors que 250 millions d’habitants souffrent de
pénuries graves dans 26 autres pays.
• Les cours d’eau ne représentent plus que 0,001% du volume total d’eau douce sur terre.
Causes
• Inégales répartitions des richesses financières.
• Augmentation déraisonnable de la
consommation.
• Pollutions multiples, dues à la
contamination des nappes et des rivières par les nitrates et à l'infection des terres par les pesticides.
• Politique de l'eau déficiente et non application des quelques lois existantes.
• Réseaux de collecte des eaux usées défaillants et manque de performance des stations d’épuration.
les eaux sales provenant des maisons
les engrais chimiques mis dans la terre pour faire pousser les plantes
les produits toxiques rejetés par les usines dans les rivières
es pollution de l'eau peut se présenter sous différentes formes : chimique, mais aussi biobactériologiquement et bactériologique, thermique, et les eaux ou masses d'eau concernées peuvent être douces, saumâtres ou salées, souterraines ou superficielles. Il peut même s'agir de la pluie ou des rosées, de neige ou des glaces polaires.
Elle peut aussi concerner des interfaces, dont les estuaires, les zones humides et en particulier leurs sédiments qui peuvent absorber puis relarguer certains polluants. Les sédiments peuvent être fortement pollués et conserver les traces de pollutions anciennes (on y trouve parfois aussi de nombreux plombs de chasse et de pêche là où ces activités sont pratiquées).
La lutte contre cette pollution est d'autant plus difficile que ce qui est au fond de l'eau, ou dilué dans l'eau est souvent invisible, et que certains toxiques infiltrés dans le sol ne produisent souvent leur effet qu'après un long délai et que de nombreux polluants agissent en synergies complexes. Ainsi un déversement accidentel de 4 000 litres de tétrachlorométhane, survenu près d'Erstein en 1970 et passé presque inaperçu à l'époque, entraîna vingt ans plus tard une contamination de la nappe phréatique et d'un puits creusé sept kilomètres en aval. Les nitrates peuvent atteindre certaines n'appes qu'après plusieurs décennies.